Facility Management · Property · Technique du bâtiment
Le lexique du métier, un mot, une définition.
La règle
Un sigle mal employe ne se voit pas au moment de l'ecrire : il se voit trois mois plus tard, dans un rapport, un devis ou un appel d'offres ou personne ne sait de quoi l'on parle. Ce lexique fixe le sens de chaque terme du metier, et dit ce qu'il ne veut pas dire.
Un terme du métier qui désigne deux choses est un défaut avant d'être une ambiguïté. ERP désigne à la fois un établissement recevant du public et un progiciel de gestion. GTC et GTB ne sont pas la même chose : l'une est une organisation, l'autre une automatisation. Ce lexique tranche, et dit pour chaque sigle ce que cela change en pratique — parce qu'un mot qu'on ne sait pas utiliser n'est pas une compétence, c'est un mot passé.
Ce qui organise une mission : roles, phases, niveaux d'engagement.
FMFacility Management
Gestion d'un batiment ou d'un portefeuille de batiments par la maintenance, l'exploitation, la securite, le confort et les services rendus aux occupants.
En pratique — Detecte le périmètre de la mission et ouvre les volets Maintenance, Conformite, Fournisseurs, Contrats.
PMProperty Management
Gestion du patrimoine immobilier : location, baux, charges, travaux, relation locataire et preservation de la valeur de l'actif.
En pratique — Distingue PM de FM : la preuve attendue est le bail, l'assemblee generale et la repartition des charges, pas la fiche d'equipement.
AMOAAssistance a maitrise d'ouvrage
Assister le maitre d'ouvrage : analyser les devis, comparer, eclairer la decision, controler la qualite. Le decideur reste le client. C'est le cadre d'intervention de Laulogistic : eclairer la decision du maitre d'ouvrage, jamais la remplacer.
En pratique — Ouvre le volet AMOA : comparaison d'offres, ecarts, questions a poser. Ne choisit jamais le fournisseur.
MOAMaitrise d'ouvrage
Le donneur d'ordre, proprietaire ou exploitant du batiment. C'est lui qui arbitre et qui valide.
En pratique — Le contrôle prepare la decision du MOA, elle ne la prend pas.
MOEMaitrise d'oeuvre
Le concepteur et le conducteur de l'etude et des travaux, responsable de la conception et de la bonne execution.
En pratique — Interlocuteur du MOA, pas le commanditaire. A ne pas confondre avec la maintenance.
AMOAssistance a maitrise d'ouvrage
Terme historique et plus large que l'AMOA : il couvre aussi l'exploitation et le suivi de l'operation.
En pratique — Accepte les deux sigles comme synonymes a la qualification, mais garde l'AMOA comme libelle officiel.
TJMTaux journalier moyen
Prix d'une journee d'intervention, hors frais. C'est l'unite de base du chiffrage en prestation.
En pratique — Chiffre par le contrôle a partir d'une grille et de correctifs explicites. L'IA ne propose jamais un prix de sa propre initiative.
MissionMission
Tout engagement ayant un client, un perimetre, une echeance et un livrable. Une mission non ecrite n'est pas une mission, c'est une conversation.
En pratique — Une mission cree sa fiche, son dossier documentaire et son manifeste. Aucune ecriture directe dans les dossiers de destination.
Niveau d'engagementNiveau d'engagement de 1 a 4
Graduation de l'engagement : document, pilotage, exploitation, performance. Elle structure l'evolution commerciale d'un client.
En pratique — Une mission monte d'un niveau apres livrable, jamais automatiquement. Le passage se propose, Laurent valide.
Techniques du batiment
Les corps d'installation que il faut savoir nommer et distinguer.
GTBGestion technique du batiment
Le systeme automatise qui supervise et commande les installations techniques d'un batiment : chauffage, climatisation, eclairage, ventilation, stores.
En pratique — Declenche le referentiel GTB : niveaux de maturite, points a verifier, lecture de l'existant avant toute promesse de pilotage.
GTCGestion technique centralisee
La supervision d'un ensemble de sites depuis un poste central, avec organisation d'astreinte et exploitation du centre de controle.
En pratique — Distingue GTC et GTB : l'une est une organisation, l'autre une automatisation. Les confondre est la faute d'audit la plus frequente.
CVCChauffage, ventilation, climatisation
Le coeur du conditionnement d'air : production, transport et traitement de l'air, chauffage et refroidissement.
En pratique — Corps d'installation majeur. A reconnaitre dans toute annonce : c'est le premier discriminant du metier.
CFOChauffage central a eau chaude
Production de chaleur par une chaudiere collective, circulatee dans un reseau d'eau chaude vers les emisseurs.
En pratique — Sigle distinct de CFA. Ne jamais ecrire « CFO/CFA » comme un terme unique dans un livrable.
CFAChauffage et production d'air chaud
Production de chaleur par air chaud pulsé, typiquement des chaudieres legacies et des centrales de production d'air chaud.
En pratique — Sigle distinct de CFO. A verifier sur site : la confusion des deux change completement l'equipement concerne.
HVACHeating, Ventilation and Air Conditioning
Equivalent anglais de CVC, employees dans les offres d'organisations internationales.
En pratique — Alias de CVC au orientation, y compris sur les offres en anglais.
TCETous corps d'etat
L'ensemble des lots techniques d'un batiment : structure, enveloppe, toiture, electricite, plomberie, CVC, ascenseurs. « Multicorps d'etat » signifie plusieurs lots reels.
En pratique — Le terme le plus employe en FM : il designe une perimetration, pas une competence technique. Question a poser en mission.
GTB/GTCGestion technique du batiment et gestion technique centralisee
Sigle compose, employe quand un projet touche a la fois l'automatisation du batiment et la supervision centralisee.
En pratique — A decomposer en deux chantiers distincts dans toute proposition : le budget, le delai et le responsable different.
BMSBuilding Management System
Equivalent anglais de GTB, frequemment employe dans les offres d'institutions internationales.
En pratique — Alias de GTB au orientation.
BACSBatiment automatise et controle
Batiment dont les systemes techniques se pilotent automatiquement et echangent leurs donnees : une des briques de la vague Smart Building.
En pratique — A relier a la maturite GTB et GTC. Ne pas vendre un niveau Smart Building sans besoin identifie.
DTUDocument Technique Unifie
Regles techniques reconnues pour concevoir et executer certains ouvrages. Une reference technique de son domaine, pas une loi : on regarde son statut, les documents contractuels et les regles applicables au projet avant de s'y appuyer.
En pratique — Detecte la revue technique d'un projet de travaux. La preuve attendue est la distinction explicite entre obligatoire, contractuel et bonne pratique.
Maintenance et GMAO
Le vocabulaire de la maintenance preventive, curative et de sa tracabilite.
GMAOGestion de maintenance assistee par ordinateur
Le systeme d'information qui suit les equipements, les interventions, les pieces et les couts de maintenance.
En pratique — Declenche le volet GMAO : identite numerique d'equipement, cycle incident, intervention, resolution.
MAOMaintenance assistee par ordinateur
Synonyme de GMAO, d'usage plus recent.
En pratique — Alias de GMAO au orientation.
DICDossier d'interventions correctives
Application qui trace les interventions correctives avec leurs delais de prise en charge et de remise en service.
En pratique — La presence d'une DIC signale un suivi de delais contractuels, donc un indicateur de performance fournisseur.
Maintenance preventiveMaintenance preventive
Intervention planifiee a l'avance pour maintenir l'equipement en etat et eviter la panne.
En pratique — Une echeance preventive non realisee est un signal d'alerte, pas une simple tache en retard.
Maintenance curativeMaintenance curative
Intervention sur panne ou degradation constatee, avec un delai contractuel de prise en charge.
En pratique — Le delai et la prise en charge sont des indicateurs contractuels : les mesurer et les publier.
OSOrdre de service
Document par lequel le donneur d'ordre demande une intervention et en fixe le contenu et les delais.
En pratique — Entree du cycle GMAO : un ordre de service non cloture est une intervention en retard, tracee.
OTOrdre de travail
Document interne de l'intervenant qui decrit ce qu'il a fait, avec le temps passe et les pieces utilisees.
En pratique — Preuve de realisation. Sans ordre de travail, l'intervention n'est pas tracee et l'efficacite du fournisseur est indemontrable.
Energie et environnement
Grandeurs, unites et leviers d'economie d'energie.
DPEDiagnostic de performance energetique
Diagnostic qui classe un batiment de A a G et chiffre sa consommation energetique de reference.
En pratique — Piece cle de toute mission energie. Une classe energetique sans comptage n'est pas opposable.
EIPEcheance d'information et de pointage
Facture periodique reglee apres la consommation : le comptage de l'energie est differe, ce qui fausse l'analyse mensuelle.
En pratique — A corriger dans les analyses energetiques : la donnee de l'annee precedente n'est pas disponible a la meme date.
kWhKilowattheure
L'unite d'energie : un kilowatt consomme pendant une heure.
En pratique — Grandeur calculee par le contrôle, jamais par un modele. Les conversions kWh et MWh doivent etre explicites.
kWKilowatt
Unite de puissance, c'est-a-dire de debit d'energie. A distinguer de l'energie en kWh.
En pratique — Confusion la plus frequente des comptes d'energie : puissance et energie. Toute correction de facture doit verifier laquelle des deux est annoncee.
PACPompe a chaleur
Equipement qui transfere de la chaleur d'un environnement a un autre plutot que de la produire, donc plus efficace qu'un systeme de combustion.
En pratique — A rattacher a l'efficience energetique : le raisonnement se fait sur le coefficient de performance.
BEPBilan energetique du batiment
Etude qui etablit le bilan des apports, des besoins et des emissions d'un batiment sur une annee de reference.
En pratique — Piece d'etude. Conduit a la simulation de conformite reglementaire si le projet est concerne.
OPERATPlateforme OPERAT
Plateforme nationale de suivi des consommations energetiques du dispositif Eco Energie Tertiaire. C'est la ou la conformite au decret tertiaire se declare et se prouve.
En pratique — Detecte une obligation de reporting energetique tertiaire. La preuve attendue est un suivi declaratif a jour, pas une intention d'economie.
EETEco Energie Tertiaire
Dispositif de reduction des consommations d'energie finale des batiments tertiaires : -40% en 2030, -50% en 2040, -60% en 2050 par rapport a une consommation de reference, avec suivi via OPERAT.
En pratique — Detecte le decret tertiaire dans une mission. La preuve attendue est la trajectoire chiffree du batiment et ses actions, pas la citation des pourcentages.
Securite et conformite
Obligations reglementaires : elles doivent être signalées, jamais validées seules.
SSISysteme de securite incendie
Ensemble des dispositifs de detection, d'alerte, de desenfumage et de commande des circulations en cas d'incendie.
En pratique — Declenche une verification de conformite et signale une competence SSI a la demande. le contrôle ne certifie jamais la conformite.
BAESBloc autonome d'eclairage de securite
Bloc d'eclairage de securite qui assure l'eclairage des chemins d'evacuation en cas de coupure de courant. Son controle annuel est une obligation.
En pratique — A rattacher a une echeance : verification periodique et preuve de presence, ou le signaler comme non prouve.
ERPEtablissement recevant du public
Batiment soumis a un reglement de securite incendie specifique, avec verification periodique par un organisme agree.
En pratique — Determine le regime de securite applicable. Un ERP impose des obligations que le contrôle doit rappeler, pas valider.
ICPEInstallation classee pour la protection de l'environnement
Installation soumise a des obligations’environnementales declaratives et a un controle periodique.
En pratique — Alerte a la qualification : la mission sort du perimetre FM courant et exige une expertise environnementale.
SPSSysteme de protection de la sante
Dispositifs de protection des personnes : antivirus, limitation des consequences, protection contre les chutes de hauteur.
En pratique — A recenser lors d'un audit de site : c'est une obligation, pas une option.
EPIEquipement de protection individuelle
Equipement porte par l'agent : casque, gants, chaussures de securite, harnais, protection auditive.
En pratique — A controler lors d'une visite de site, avec photo et date. Relève du registre des habilitations.
Habilitation electriqueHabilitation electrique
Autorisation delivree par l'employeur qui permet d'intervenir sur un equipement electrique selon un niveau de tension et un type d'intervention.
En pratique — Verifiable dans le suivi des des habilitations. Une habilitation absente interdit de proposer une intervention electricite : blocage, pas avertissement.
CACESCertification d'aptitude a la conduite d'engins
Certification obligatoire pour la conduite d'engins de chantier et de levage, valable cinq ans.
En pratique — A declarer avant une mission terrain, avec sa date de validite. Ne jamais presumer qu'elle est a jour.
RE2020Reglementation environnementale 2020
Reglementation francaise qui impose des seuils maximaux de consommation d'energie pour les batiments neufs et les renovations.
En pratique — A rappeler des qu'un projet de renovation est identifie. Un seuil reglementaire n'est jamais presente comme un conseil.
Verification reglementaire annuelle ou periodique d'une installation : electricite, gaz, ascenseurs, extincteurs, installations de securite. Les interventions annuelles des veriteurs en ascenseurs en sont un exemple.
En pratique — Chaque controle periodique est une echeance de conformite : suivre, tracer, et signaler l'absence de preuve.
ERTEtablissement Recevant des Travailleurs
Etablissement ou travaillent des salaries : il releve principalement du Code du travail pour les lieux de travail, contrairement a un ERP. Un meme ensemble immobilier peut mixer les deux statuts selon les locaux et les usages : on verifie toujours le statut reglementaire reel du batiment avant de conclure sur les obligations.
En pratique — Detecte une mission tertiaire bureaux (contexte ERT, pas ERP). La preuve attendue est l'analyse du statut reglementaire reel du batiment, jamais un regime annonce par habitude.
IGHImmeuble de Grande Hauteur
Regime de securite incendie specifique aux batiments de grande hauteur, distinct du regime ERP. Un batiment peut relever des deux regimes selon ses parties.
En pratique — Detecte un batiment a regime de securite renforce. La preuve attendue est l'identification precise du ou des regimes applicables.
Immobilier et patrimoine
Le perimetre Property et les documents qui le prouvent.
DOEDossier des ouvrages executes
Le dossier qui reunit plans, notices et schemas reels de l'ouvrage livre. C'est la memoire technique du batiment.
En pratique — A stigmatiser des une mission de reprise de gestion : sans DOE, le diagnostic commence par la reconstitution documentaire.
DIUODocument d'identification et d'utilisation des ouvrages
Document qui identifie les ouvrages et leurs contraintes d'utilisation et de maintenance.
En pratique — A distinguer du DOE : le DOE dit ce qui a ete fait, le DIUO dit ce qu'il ne faut pas casser.
OPEXCharges d'exploitation
Le cout annuel de fonctionnement du batiment : energie, maintenance, nettoyage, gardiennage, assurances.
En pratique — L'indicateur central du pilotage economique. A ne jamais confondre avec le CAPEX.
CAPEXCharges d'investissement
La depense qui cree ou renove un actif : remplacement d'equipement, renovation, mise aux normes.
En pratique — A opposer a l'OPEX dans toute analyse : le premier s'amortit, le second se repete chaque annee.
TCOTotal Cost of Ownership
Le cout total d'un equipement sur toute sa duree de vie : achat, energie, maintenance, remplacement.
En pratique — Outil d'arbitrage a produire quand deux options de remplacement se presentent. La decision reste humaine.
GPAGestion de patrimoine et d'affectation
Gestion de portefeuille immobilier, en France principalement pour le logement social, avec une logique de placement et de renovation des actifs.
En pratique — A distinguer de PM et de FM : l'angle est le placement de l'actif, pas son exploitation.
PPEPropriete privee d'un immeuble en copropriete
Le regime de gestion d'un immeuble divise en lots, avec syndic, assemblee generale et repartition des charges.
En pratique — Le livrable attendu est alors un etat des charges et un plan de travaux, pas une fiche equipement.
DCEDossier de Consultation des Entreprises
Le dossier qui permet aux entreprises de repondre a une consultation de travaux : pieces administratives, CCTP, plans, bordereaux, DPGF, planning, contraintes et modalites de reponse.
En pratique — Detecte une mission de consultation de travaux cote donneur d'ordre. La preuve attendue est un DCE complet et comparable, pas une demande envoyee en vrac par mail.
CCTPCahier des Clauses Techniques Particulieres
La piece du DCE qui decrit techniquement ce qui doit etre realise. C'est la que se joue la comparabilite des offres : sans CCTP precis, les entreprises ne repondent pas a la meme question.
En pratique — Detecte la redaction ou la revue d'un dossier de consultation. La preuve attendue est un cahier des charges qui rend les offres comparables ligne a ligne.
AFULAssociation Fonciere Urbaine Libre
Structure de gouvernance d'un ensemble immobilier prive depuis la loi ELAN (elle remplace l'ASL) : elle gere les parties communes et encaisse les charges de ses membres.
En pratique — Detecte un mandat de gestion sur un ensemble prive governant par AFUL. La preuve attendue est la comprehension du mandant reel et du perimetre de charges.
ASLAssociation Syndicale Libre
Ancienne structure de gouvernance des ensembles immobiliers prives, progressivement remplacee par l'AFUL depuis la loi ELAN. Beaucoup d'ensembles portent encore ce statut : le verifier change qui decide et qui paie.
En pratique — Detecte un ensemble prive sous ancien statut. La preuve attendue est la verification du statut juridique reel avant d'adresser le bon mandant.
SDCSyndicat Des Coproprietaires
Personne morale regroupant tous les coproprietaires d'un immeuble. Sur une copropriete, le gestionnaire traite avec le syndic et le conseil syndical, pas avec chaque coproprietaire.
En pratique — Detecte une mission en contexte copropriete. La preuve attendue est l'identification des organes de decision (AG, syndic, conseil syndical) avant toute engagement.
Gestion et organisation
Methodes de travail opposees a l'intuition.
SLANiveau de service
Engagement contractuel de niveau de service : delai de prise en charge, de resolution, de presence, de reporting.
En pratique — A transformer en indicateurs calculables : sans cible chiffree, un niveau de service n'est pas mesurable.
KPIIndicateur cle de performance
Grandeur suivie dans le temps pour juger l'atteinte d'un objectif : taux de disponibilite, delai moyen, taux de service.
En pratique — Le calcul de l'indicateur est deterministe. L'IA interprete l'indicateur, elle ne le calcule pas.
GEDGestion electronique des documents
Systeme de classement, de recherche et de diffusion des documents de l'entreprise.
En pratique — Le tri des pièces documentaire est l'application directe de la gestion electronique des documents au dossier Laulogistic.
WorkflowCircuit de validation
Suite de regles qui fait avancer un dossier d'une etape a l'autre, chacune pouvant bloquer et dire pourquoi. Un dossier avance ou il s'arrete ; il ne saute pas d'etape.
En pratique — Sert les regles d'arret : une etape non franchie bloque la sortie du livrable et indique ce qu'il manque.
Plan 30-60-90Plan a 30, 60 et 90 jours
Format de plan d'action qui repartit les gestes en priorites a un mois, deux mois et trois mois.
En pratique — Format de sortie du volet Pilotage. Un plan sans echeance n'est pas un plan.
Analyse des causes racinesAnalyse des causes racines
Methode qui remonte d'un symptome a la cause reelle au lieu de traiter l'effet.
En pratique — Une anomalie de releve doit produire des hypotheses, pas une conclusion. La methode des cinq pourquoi structure l'analyse.
CAPAAction corrective et preventive
Action entreprise sur une non-conformite pour la corriger, et action preventive pour empecher son retour.
En pratique — Toute reserve fermee doit porter une action corrective et preventive, sinon la reserve revient.
HACCPSysteme de securite alimentaire
Demarche de maitrise des risques sanitaires en restauration collective, applicable aux sites tertiaires qui possedent une cuisine.
En pratique — Competence ponctuelle : la signaler comme telle, jamais la diluer dans le perimetre FM.
ERP gestionProgiciel de gestion integre
Progiciel qui regroupe comptabilite, achats, stocks, ventes et ressources humaines dans une meme base. Ne pas confondre avec Etablissement recevant du public.
En pratique — Le sigle ERP a deux sens dans le corpus : demander systematiquement lequel des deux est vise.
FactureFacture
Piece comptable et fiscale qui constate une operation et sert de point de controle des charges.
En pratique — Classee par la date de la piece, jamais par la date du nom de fichier. Une facture d'electricite porte souvent une date de comptage.
DPGFDecomposition du Prix Global et Forfaitaire
La piece chiffree de l'offre d'une entreprise : elle permet de comparer les offres ligne a ligne, de suivre les prix dans le temps et d'etayer les decisions d'attribution.
En pratique — Detecte l'analyse d'offres ou le suivi de prix. La preuve attendue est une comparaison documentee, pas une attribution au feeling.
Terrain et metier
Le vocabulaire reel d'une annonce d'emploi technique, sans interpretation.
Poste d'exploitation qui assure au quotidien la maintenance, la securite, les stocks, les fournitures et les interventions d'urgence sur plusieurs sites, sous la responsabilite d'un chef d'equipe.
En pratique — Poste d'exploitation : c'est la facette Services Generaux, distincte du pilotage FM et du Property.
Services GenerauxServices generaux
Le perimetre de l'exploitation courante des locaux : electricite d'usage, plomberie, chauffage, climatisation, mobilier, stores, hygiene, stock, courrier, demenagements, interventions rapides.
En pratique — Facet distincte : une offre Services Generaux se vend au forfait d'heures ou de presence, pas au taux journalier de pilotage.
AstreinteAstreinte
Obligation d'etre disponible hors horaires de travail pour traiter une urgence, avec un delai d'intervention convenu.
En pratique — A chiffrer comme un poste de cout a part entiere, jamais fondu dans le forfait horaire.
TourneeTournee de site
Deplacement programme sur plusieurs sites pour relever, verifier et faire l'etat sur place.
En pratique — Modele de donnees ideal pour le volet d'exploitation terrain : releve par site et par agent, horodate.
ReleveReleve de compteur
Lecture d'un compteur d'energie ou d'un equipement, avec sa date, son site et l'identite de l'agent qui l'a faite.
En pratique — Un releve sans site ni agent n'a pas de valeur : la fiche doit porter l'identite du releveur.
PhotoPreuve photographique
Image attachee a un constat, a un equipement ou a une anomalie, dont la date se lit dans ses donnees.
En pratique — Les photos sont classees par leur date de prise de vue, pas par la date de leur dossier.
AnomalieAnomalie
Ecart constate entre un etat attendu et un etat observe. L'écart est signalé, sa cause n'est pas conclue : elle demande à être vérifiée.
En pratique — Une anomalie s'ecrit toujours « a verifier » avec plusieurs causes possibles. Conclure sans preuve est une faute.
Ce qui fait foi
Deux notions qui décident si une pièce est datée ou ne l'est pas. Sur un site Facility, elles ne sont pas de la technique : une photo de constat sans date est une photo sans preuve, et un facture scannée sans texte n'est pas une pièce comptable.
OCRReconnaissance optique de caracteres
Extraction du texte d'une image ou d'un scan pour le rendre exploitable et datable.
En pratique — Un PDF scanne sans reconnaissance optique est un document sans date lisible : le tri des pièces doit le signaler, pas le dater au hasard.
EXIFDonnees d'une photographie
Bloc de donnees ecrit dans une image : date de prise de vue, appareil, coordonnees. C'est la seule date fiable d'une photo.
En pratique — La datation des images lit l'EXIF. Le nom de fichier n'est jamais une preuve de date.
Fiabilité et honnêteté du travail
Les quatre états qu'une mission doit pouvoir prendre. Ce ne sont pas des formules de politesse : ce sont les seules réponses professionnellement acceptables quand on ne sait pas encore, et les nommer évite qu'un silence se fasse passer pour une réponse.
INFORMATION MANQUANTEInformation manquante
La donnee indispensable n'existe pas. L'analyse le dit et s'arrête là : elle ne comble pas le vide par une hypothèse présentée comme une donnée.
En pratique — Etat bloquant de la le dossier. La condition manquante est nommee, et le levier pour l'obtenir aussi.
A VERIFIERA verifier
Les donnees montrent quelque chose mais ne permettent pas encore de conclure. Plusieurs causes restent possibles et aucune n'est retenue.
En pratique — Etat de conclusion interdit : une anomalie ne s'ecrit jamais « c'est X », elle s'ecrit « a verifier » avec les causes possibles.
A VALIDERA valider par Laurent
L'analyse demande un arbitrage humain. L'analyse prépare la décision, expose ses hypothèses et attend.
En pratique — Etat de la file de validation. Rien ne sort sans decision tracee du President.
ESCALADE EXPERTEEscalade experte
La demande sort du perimetre de competence defini. Le manque est signale au lieu d'etre improvise.
En pratique — Succes du systeme et non panne : il doit etre declare et trace, jamais contourne.
À retenir
83 sigles, 308 formulations reconnues. Chaque entrée porte sa définition et sa conséquence concrète. C'est le même vocabulaire que celui utilisé pour trier et nommer les pièces d'un dossier.
À quoi sert ce lexique, concrètement
Nommer précisément est la moitié du travail. L'autre moitié est de le prouver. Chaque terme de cette page est celui d'une donnée que l'audit relève et que le tableau de bord restitue : un équipement, une consommation, un contrôle, une échéance. Un mot mal employé finit en écart dans un rapport ; un mot juste finit en indicateur suivi dans le temps.
Ce que l'audit relève
Les équipements et leur état réel, les consommations et leur date, les contrôles réglementaires et leur échéance, les interventions et leur durée, les contrats et leurs obligations. Rien n'est déclaré : chaque ligne est une observation datée sur place.
Ce que le tableau de bord en fait
Un tableau construit sur ces relevés : par site, par équipement, par obligation. Chaque indicateur est rattaché à sa source et à sa date. Un écart n'apparaît pas parce qu'il est déduit — il apparaît parce que deux relevés successifs le montrent.
Le tableau est un résultat d'audit, pas un logiciel à installer. Il est livré rempli, et il reste lisible sans être informaticien.
Un terme vous échappe ?
Les sigles évoluent, les métiers se recomposent. Si un terme de votre métier n'est pas ici, il mérite d'y être : écrivez, il sera ajouté au lexique plutôt que contourné.
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